KluB C

Samedi

Agnes Obel

Agnes Obel est une Danoise découverte en Allemagne par le boss d’une maison de disques belge. Kenny Gates – c’est son nom – est là quand elle se produit dans un bar de Hambourg. À part lui, il n’y a pas beaucoup de monde, juste a) la sœur d’Obel, b) deux amies, c) son manager et d) … le barman. Six morceaux plus tard, Gates est convaincu d’avoir déniché une perle rare. Et l’avenir lui donnera raison. « Philharmonics » (2010) s’écoule à un petit demi-million d’exemplaires. Pas mal pour cette pianiste de formation qui ne jure que par Claude Debussy et Erik Satie. Mais Obel est aussi fascinante et bien de son temps que Cat Power et PJ Harvey. Obel, c’est de l’art, du grand art d’une telle pureté qu’il en devient irrésistible. Et encore plus depuis qu’elle a élargi sa palette musicale à grand renfort de synthés et d’expérimentations vocales. Soit dit en passant, Obel a réalisé son dernier album « Myopia » (2020) sans faire appel à l’équipe.

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